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 Indiana Dawson Malone.

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Indiana D. Malone

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Messages : 24
Date d'inscription : 19/06/2013

MessageSujet: Indiana Dawson Malone.   Jeu 20 Juin - 6:50


Indiana Dawson Malone











© Codage par BLAKE.
SURNOM ▬ Son prénom suffira.
ÂGE ▬ Dix-neuf ans.
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétérosexuelle.
LIEU DE NAISSANCE ▬ Dallas.
MÉTIER/OCCUPATION ▬ Errance.
GROUPE ▬ Misfits.
POUVOIRS ▬ Hidden form.


MON CARACTÈRE


« Vas te faire foutre. »

Il était impossible de savoir depuis combien de temps la jeune femme marchait inlassablement sur le trottoir, ses pas foulant le sol dans une attitude lasse, presque incontrôlée et plus habituelle que jamais. L’homme la suivait, s’apprêtait à lui attraper l’avant-bras avant qu’elle n’esquive et ne disparaisse à un nouveau coin de rue. Depuis combien de temps se trouvait-elle dans cette ville ? Deux jours ? Huit jours ? Trois semaines ? Plus aucune notion du temps ne lui parvenait, errant dans le sanctuaire de ce que représentait la ville « poubelle » de l’Etat d’Amérique. La nuit affreusement noire ne lui permettait pas de distinguer clairement ce qui l’attendait au bout de chaque pas qu’elle faisait, ne se méfiant pourtant pas de poser son talon sur une bombe. Vulgaire expression. L’homme la suivait toujours, il semblait prêt à tout pour obtenir les faveurs qu’on lui avait refusées quelques heures plus tôt dans ce bar miteux, à l’image du quartier tout entier. Elle n’avait pas de suite compris pourquoi et comment un commerce pouvait rester ouvert, mais elle compris vite le sens de la pérennité de ce lieu lorsqu’elle y distingua, penchée sur la vitre, un florilège de ce qui semblait faire vivre les hommes. Entre l’alcool à foison, les femmes s’offrant gracieusement en échange de quelques billets, les jeux de hasard mettant en scène de l’argent et la musique qui résonnait contre les murs et vitres de l’édifice, tout était conçu pour attirer ce qui restait de vivant et assez charognard pour consommer. Alors, un peu plus tôt dans la soirée, elle était entrée dans ce bar et s’était attiré les faveurs de l’homme qui la suivait à présent, pris par l’alcool qui devait à présent remplacer son sang coulant dans les veines luisantes de ses bras.

« C’est quoi ton petit nom, déjà ? Tu m’as dis quoi ? Laure ? »
« Ouais, c’est ça. »

Pour beaucoup, peu importait de donner son vrai prénom. Pour elle, être une tout autre personne, être ce que désirait totalement l’humain en face d’elle était un jeu qui la divertissait sans fins. Jouer de l’inconnu qui s’offrait à elle. Jouer de ce qu’elle n’était pas. Jouer de ce qu’elle ne possédait pas. Ses pas dorénavant claquant d’agacement résonnèrent entre les murs pavés des immeubles formant la ruelle qu’elle avait empruntée, souriant devant les ombres défigurées qui s’étalaient sur le trottoir grâce aux lampadaires disposés à distance égale les uns des autres. Continuant sa route, celle répondant au véritable nom d’Indiana réfléchissait à la tournure de la nuit, tout à fait à sa disposition, tout à fait à manipuler comme elle le souhaitait. Ce qu’elle aimait ça. Manipuler à sa guise. Faire ce que bon lui semblait de ce qu’elle voulait. Enfant, elle se rappelait toujours obtenir gain de cause dans les négociations qu’elle entreprenait pour l’acquisition d’un simple jouet ou pour gagner à un jeu sans s’y être investie. Elle se rappelait amadouer ses parents pour une glace, un sachet de bonbons ou un tour de manège. Ses parents.

« Allez, viens, arrêtes-toi un peu, fais-moi plaisir. »

Rien n’était conçu chez la brunette pour faire plaisir. Rien. Son seul accord de donner du plaisir, elle se le faisait à elle-même. Elle n’avait personne d’autre à qui donner un brin d’amour. Personne d’autre avec qui partager une quelconque tendresse dans un endroit digne d’une femme et d’un homme réunis. Egoïste, non, elle ne l’était pas. Du moins, pas vraiment. Lorsque vous êtes seule, vous n’avez d’autres choix que de ne penser qu’à vous. Lorsque la rue est votre maison, les inconnus vos hôtes et votre corps souvent votre moyen de paiement, vous n’aviez d’autres choix que de tout faire, tout entreprendre pour vous-même. Oh, elle ne vivait pas tous les jours dans cette conscience tranquille. En réalité, elle était énormément nostalgique. Enormément dans la remémoration des souvenirs qui pouvaient encore lui traverser l’esprit dans un accès de solitude. Depuis combien de temps était-elle seule ? Elle ne le savait plus. Ne comptait plus. Ne s’en souciait plus, du moins. La notion de ce que pouvait représenter le temps lui avait échappé depuis bien longtemps. Tout comme cette éducation qu’elle s’efforçait tant bien que mal d’exercer bien que les conditions ne le lui permettaient plus tellement, maintenant. On parle souvent de la loi de la jungle. Voilà une bonne mise en pratique, que d’être seule face au monde de la nuit mais, aussi du vide et du désespoir.

« Arrêtes-toi, je te dis. »

Un bras violemment puissant lui saisit le sien, sans ménagement. Surprise par cette vivacité qui ne semblait pourtant pas caractériser l’homme qui tentait de la séduire depuis des heures entières, Indiana essayait tout d’abord de se dégager, peu dans la douceur. Définitivement prise au piège par des lèvres affreusement sèches s’approchant de son visage, un coup de coude qu’elle destina dans les côtes de son agresseur lui laissa quelques secondes suffisantes pour s’écarter de quelques mètres, vivement. Mais il était rapide. Bien trop rapide pour un homme avec probablement trois litres de bière dans le sang. La rattrapant sans difficulté, l’envie d’elle ne se lisait plus dans ses yeux, seule la colère et la rage prenait possession des prunelles de l’homme qui ne se posaient pas de questions pour l’agiter dans tous les sens, les insultes fusant à tout va. Elle hurlait. Hurlait à la mort. Mais qui pouvait l’entendre ? Qui pouvait s’avancer vers elle et tenter de la faire échapper aux griffes du vieil homme ? Personne. Elle était encore et toujours affreusement seule. Ressentant pour la première fois en dix-huit ans de vie ce sentiment qui vous broyait l’estomac sous la pulsion : la peur.
Se dégageant à nouveau, elle asséna un nouveau coup de poing au vieillard qui lança sa main en l’air pour attraper sa chevelure. Une bouteille de verre traînant au sol, elle réussit à l’attraper pour venir la fracasser sur le crâne adverse, les débris de verre s’éparpillant entre le sol et les vêtements incongrus des deux personnes.

Puis, blackout total.

Le lendemain, on retrouva l’ivrogne empaillé sur un grillage d’une ancienne boutique de carrosserie.

Indiana Dawson Malone fut inculpée à la détention de Kleberg pour vingt-cinq ans, en raison de la préméditation du meurtre perpétué dans la nuit du 21 octobre 2012.

MON PHYSIQUE



Alarme incessante du portail de sécurité, Indiana le passait, menottes au dos et fermement tenue par les deux agents de surveillance qui relayaient son escorte. Son esprit ressassait le passé. L’affaire avait fait les tabloïds. Une jeune fille d’à peine dix-huit, assassinant sauvagement un homme de trois fois son âge, perçu sans défense au cours de l’autopsie. Pendant les deux séances au tribunal, suffisantes pour les vingt-cinq ans requis contre elle, la jeune femme n’avait prononcé mot, laissant dans une solitude totale les avocats qui l’interrogeaient à tour de rôle. Ses cheveux bruns, légèrement ondulés, encadraient son visage dénué d’expression. Dans la presse, les surnoms jaillissaient : l’incalculable, la femme aux mille mystères, la tueuse mystérieuse d’Amérique ou plus communément la muette. Des personnes avaient témoigné, assurant de l’avoir croiser quelquefois dans les rues de leur ville, avec cette figure qui ne trahissait aucun ressenti, aucune émotion. Souvent les mains dans les poches, toujours vêtue d’un jean aux couleurs délavées ou parfois bien foncées. On ne distinguait jamais si elle avait froid, si elle portait quelque chose en dessous de la veste kaki-militaire qui ne la quittait jamais. Là encore, assise sur cette chaise de bois comme la convention le voulait, la brunette à la courte chevelure ne regardait pas l’assemblée devant elle. Un procès public, évidemment. Ouvert à tous les photographes, tous les journalistes, toutes les commères et tous les connards du monde. Elle n’écoutait pas les personnes l’entourant débattre sur un meurtre qu’elle n’avait pas commis mais, pour lequel elle refusait de se défendre. A quoi bon ? Pas de témoins, la seule étant encore sur les lieux, la seule présentant des traces de sang dans les alentours, pas d’alibis, mais pas de chefs d’accusation pour autant. Elle était là, contemplant de ses yeux bleus ce point fixe qu’était la poignée de porte en marbre de la salle du tribunal.

« Mademoiselle Malone, m’entendez-vous ? »
« Elle vous entend très bien, maître, rien ne sera différent de nous pour vous. »
« Permettez-moi d’essayer tout de même. »

L’homme qui représentait la défense du défunt s’approcha à pas de loup vers elle, appuyant ses avant-bras sur ce qui lui servait d’accoudoir. Il donnait la sensation d’être sûr de lui. La forçait par son propre regard à poser les yeux sur lui. Son col blanc. Son crâne dégarni et sa barbe de deux jours. Ses jambes allongées et croisées en dessous son pupitre d’accusé, recouvertes par un jean d’un bleu clair, ne se décalèrent pas pour laisser une quelconque place à celles du cinquantenaire. Il n’y avait pas sa place, c’était elle la femme aux mains d’argent. Même le frémissement de son nez aquilin ne se fit pas voir, Indiana restant trop immobile pour que l’on puisse déceler une quelconque trace de vie, outre le fait que sa poitrine se soulevait en une respiration régulière, le t-shirt gris qu’elle portait et dévoilait ainsi traçant les courbes de son buste. Les quelques mèches rebelles qui dévoilaient la longueur de ses cheveux lui donnait un air de petite fille sagement assise avec une guitare dans un parc ensoleillé, composant ou chantant. Elle s’était accordée de nouer son châtain en un chignon négligé, tout comme l’aimait sa mère, auparavant. Elle aimait que cela contraste avec la couleur bleutée de ses prunelles, que cela devienne persan, presque provoquant ou suscitant un malaise. Ses mêmes prunelles qui ne lâchaient pas celles verdoyantes de celui qui se trouvait en face d’elle, essayant de déceler une quelconque faiblesse qui la ferait sourire, qui lui ferait comprendre qu’elle devine, qu’elle a deviné. Mais rien. Rien ne lui vint. Il ne semblait pas mener une vie parfaite, mais rien ne lui venait. Pour la première fois, elle avait devant elle ce qui lui semblait être plus fort. Un sourcil finement épilé daigna se lever face à l’intrigue que lui provoquait son avocat.

Comprenez, il avait le regard de ceux qui savent.

MON HISTOIRE



« Mademoiselle Malone, retraçons votre passé, voulez-vous ? »
« Ecartez-vous, Maître, s’il vous plaît. »
« Non. Je reprends donc, mademoiselle. Vous êtes née le 5 juillet 1995, au sein d'une ville que l’on appelle plus communément « Big D » ou « D-Town », à Dallas, dans l’Etat du Texas et exactement dans le comté de Rockwall. D’une famille aisée, père démocrate et mère au foyer, vous faites le même parcours scolaire que tout enfant dans le monde jusque dans la nuit du 28 octobre 2012, où vos parents sont sauvagement assassinés au domicile familiale par votre oncle paternel que l’on ne retrouvera que deux mois plus tard, en état de décomposition, pendu à la poutre de son grenier. »

La tension était palpable. Le regard fixe, Indiana se refusait à présent de détacher ses yeux de l’homme qui osait dévoiler le principal de sa vie tout entière devant des inconnus, devant des journalistes et des photographes qui s’empresseraient d’afficher son visage précédant les mots de l’avocat sur toutes les premières pages et couvertures de magasines et journaux existants dans tous les Etats et comté des Etats-Unis. Intérieurement, elle bouillonnait. Extérieurement, elle s’efforçait de garder ce visage impassible bien que ses yeux la trahissaient tout autant.

« Vous n’avez alors que seulement dix-sept ans. Vous n’êtes donc pas majeur en marge de l’Etat et devriez être placé dans une famille d’accueil ou en centre de… de jeunesse, disons. Bien. Cependant, refusant apparemment catégoriquement les aides qui vous sont apportées pour surmonter cette épreuve particulièrement difficile, vous disparaissez du jour au lendemain, d’une nuit à l’autre, en ne laissant que pour simple trace de votre fugue, un morceau de sandwich à demi-entamé sur la table de la cuisine. Des recherches se lancent alors à votre égard, afin de vous retrouver, mais vous êtes totalement irradiée de la surface de la Terre. Vous n’existez plus, vous donnez la sensation d’avoir planifié votre départ depuis des mois, alors que vos parents n’avaient été assassinés que depuis trois semaines. Nous recherchions d’abord le tueur de votre famille, mais après, vous en plus, sûrement perdue dans les parages du comté, ou probablement en dehors même de l’Amérique quand on savait de quoi vous étiez capable. Lorsqu’on a retrouvé votre oncle, mort, avant de voir sa lettre se dénonçant pleinement, nous pensions même que c’était vous qui l’avez tué. Or, vous n’étiez que prise dans la tristesse d’une douleur que vous n’aviez jamais connue. Vous étiez seule. Seule contre tous. »

Des murmures s’élevèrent dans les tribunes de la salle, le passé de la tueuse aux mains d’argent se dévoilant sans scrupules aux yeux de tous, face à son impuissance. Impuissance qui lui faisait monter le rouge aux joues mais, dont elle ne releva pas les paroles. Ce serait lui donner trop de crédit. Une seule question soulevait son esprit devant le peu d’intimité qui lui restait : comment savait-il tout cela ?

« Dieu sait seul où est-ce que vous vous êtes rendu, pour y faire quoi. Toujours est-il que vous avez disparu pendant, à quelques jours près, presque un an. Vous êtes forte. Vraiment forte. Aucune trace de vous ne se laissait sur votre passage, il était impossible de savoir par quelles villes vous étiez passée, où est-ce que vous vous étiez arrêtée pour dormir, manger, boire, parler. Vous avez été ce qu’on appelle aujourd’hui la liberté. Rien ni personne ne vous empêchait de faire ce que vous désiriez. Jusqu’à tuer cet homme. Visiblement sans défense. Vous ne portez aucune trace de coups, de blessures, de quelconques débattements. Il a simplement eu le malheur d’être sur votre route. »
« Objection, votre Honneur, nous ne savons exactement la circonstance des faits. »

Voilà que son avocat se réveillait enfin. Y aurait-il de la compassion ?

« Objection rejetée, continuez, Maître. »
« Merci bien. Soyons d’accord, mademoiselle Malone, que je ne vous accuse pas. J’essaie simplement de comprendre, de savoir, ce que vous avez bien pu faire pendant autant de temps, de mois, de semaines, de jours, sans compter sur l’aide de personne. »
« J’ai exploité des gens comme vous. »

Pour la première fois, la voix d’Indiana se faisait entendre dans le tribunal, suscitant un nouveau crépitement de flash et l’arrêt du dessinateur, trop surpris d’écouter pour la première fois ce qui semblait être la voix d’une jeune femme frêle, en désespoir total mais, où son ton de voix trahissait toute sa détermination et sa colère. Cependant, il ne fallait pas prendre ces quelques mots comme une victoire. Ce fut les seuls qu’elle prononça.

« Bien. N’imaginons pas de quelles manières vous les avez exploités, voulez-vous ? Toujours est-il, comme je disais, que vous avez été assez maligne. Que vous n’avez visiblement dérangé personne puisqu’aucune plainte ne s’est dressée contre vous. Ces gens que vous avez exploités, comme vous dites, devaient très bien savoir votre identité. L’avis de recherche lancé à votre nom et visage n’était pas inconnu de quelques comtés, vous étiez activement dans le sillage de toutes les forces de justice possibles. Alors, non seulement vous les avez exploités, oui, certes, mais vous les avez aussi amadoués. Brillamment. »

Indiana avait en haine cet homme qui osait s’affronter à son propre passé. Il ne connaissait pas la douleur de perdre deux êtres chers à vos yeux en l’espace d’une nuit, d’une heure, d’une minute. Il ne semblait pas connaître ce fardeau qui s’abat sur vos épaules quand le poids d’un remord vous est trop lourd. Il ne connaissait rien. Tout ce dont il relatait les détails depuis près d’un quart d’heure maintenant n’était rien d’autre que des mots accrochés à des évènements, sans sentiments. Il ne savait rien. Rien. Absolument rien.

« La question est de savoir pourquoi avez-vous tué cet homme dans ce procès, bien sûr. Mais ce n’est pas seulement le jugement de ce meurtre que nous avons ici. Pas seulement le jugement d’un homme à qui vous avez ôté la vie. C’est ici le jugement d’une année passée à vivre sur le dos des personnes qui ont bien voulu faire preuve de bonté. »

Une protestation ultime se fit entendre dans les bancs, ignorée devant celui de l’avocat de la jeune fille.

« Objection ! »
« Je n’ai plus qu’une seule question et j’en aurais fini votre Honneur. »
« Posez-la donc. »

Dans un dernier geste ultime, la défense du mort se retourna pour affronter le regard bleuté de son accusé. Oh, elle savait, elle connaissait la question qu’il allait lui poser. Peut-être même que toute l’assemblée attendait la réponse qu’elle allait y apporter, peut-être le pays, le continent, le monde entier attendait cette question. Cette question à laquelle elle ne douterait jamais sur la réponse.

« Regrettez-vous vos actes, mademoiselle Malone ? »
« Aucunement. »

C’est sur ses mots qu’Indiana fut condamnée à vingt-cinq ans de prison ferme, rejoignant alors les sphères du bâtiment de Kleberg, dans une tenue qui ne lui appartenait plus et qui ne faisait d’elle qu’une simple matricule parmi tant d’autres.

¤¤¤

Soixante-cinquième jours dans la prison de Kleberg, un nouveau trait venant se glisser dans la pierre de sa cellule, barrant les quatre précédents. Soixante-cinq jours que sa vie ne se résumait qu'à une même routine, sans visites, sans promenades, sans nuits, sans jours, sans lumières. La pluie. La pluie ne cessait de tambouriner sur les vitres barrées de barres de fer, laissant présager l'orage qui secouait toute l'Amérique se rappelant particulièrement du dernier en date. Simplement, personne ne prévoyait rien. Tout le monde faisait comme s'il n'avait peur de rien. Indiana, elle, regardait à travers la fenêtre de la salle commune, silencieuse, ne refusant pas la présence d'une prisonnière à ses côtés, mais n'invitant tout de même pas à s'asseoir à côté d'elle.
L'éclair barra le ciel noir de la matinée, l'aveuglant une seconde et demi avant que des scintillements lui fassent retrouver la vue. Surprise, anxieuse mais, fascinée, elle observait ses petits éclairs se fendre dans le ciel, impressionnée. Ce fut sans compté les braillements des surveillants qui, sous ordre de l'Etat lui-même, ordonnaient aux prisonniers de rejoindre leur cellule immédiatement, n'acceptant aucune rébellion. Obéissant, comme toujours, la brunette continuait de regarder l'orage éclater à sa fenêtre, amusée par la terreur qu'il provoquait.

Explosion.

Sans prévenir, des millions de cris suscitèrent l'excitation dans l'enceinte de la détention, l'explosion poussant la jeune femme à se réfugier au sol alors que des dizaines de morceaux de béton s'abattaient sur et autour d'elle.

Silence. Trou noir.

Lorsqu'elle se réveilla, qu'elle observa autour d'elle le monde de la prison se réveiller lentement, sonné, perturbé, effrayé, elle compris tout de suite ce qu'il lui restait à faire. Pour sa liberté.

Courir.

MON POUVOIR

APPELLATION ▬ Hidden form.
DE QUEL ORAGE PROVIENT-IL ▬ 4 janvier 2013 (deuxième orage)
DESCRIPTION ▬ Indiana peut adopter une forme plus puissante et caractérielle que la sienne habituelle, transformant ainsi son corps en ce qui lui permettrait de se défendre ou de riposter à une quelconque agression. Cette forme qu'elle adopte n'est jamais la même, elle se crée pour ainsi dire en fonction de l'événement, de son humeur du jour et de l'énervement qu'elle ressentira en cet instant. Telle une double personnalité, il est donc difficile de la cerner dans la vie de tous les jours, puisqu'elle ne dévoile pas son pouvoir à n'importe qui. Après maintes exploitations pour réussir à contrôler pleinement son pouvoir, la jeune femme a remarqué que celui-ci lui permettait de souvent adopter la forme d'un animal, plus précisément un loup bien plus puissant que ceux normaux. Bien sûr, il lui arrive de trouver une tout autre forme, ne sachant encore de quoi elle est capable et jusqu'à où. En plus des compétences physiques accrues, un esprit plus développé s'offre à elle lorsqu'elle se transforme, ce qui lui permet de réfléchir plus vite et mieux. Encore en apprentissage de son pouvoir bien qu'elle en connaisse presque toutes les formes, elle tente chaque jour de l'améliorer, le prenant comme un atout. La rencontre d'une quelconque personne mutante pourrait l'aider dans ce domaine, mais son instinct lui indique de se débrouiller seule.
INCONVÉNIENTS ▬  Son pouvoir ne se manifeste pas toujours seulement volontairement. Evidemment, même si Indiana le contrôle entièrement la plupart du temps, il arrive que celui-ci surgisse sans qu'elle en ait senti la présence, plus souvent dans les périodes où ses nerfs sont sous tensions et lorsqu'une trop grande fatigue lui envahit le corps. C'est le plus gros inconvénient de son pouvoir, l'autre, mineur, étant qu'elle n'en sache encore toutes les facettes.

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COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ▬ Top-site.
VOS PREMIÈRES IMPRESSIONS ▬ Bonnes.
AVEZ-VOUS UN DOUBLE COMPTE ▬ Non.
CODE DU RÈGLEMENT ▬ Un homme rentre dans un café et plouf.
QUELQUE CHOSE À AJOUTER ▬ Au plaisir d'être avec vous !




Dernière édition par Indiana D. Malone le Dim 23 Juin - 9:01, édité 17 fois
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Meagan Huff

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Jeu 20 Juin - 9:26

Bienvenue sur le forum. :)N'oubliez pas de prévenir quand tu auras terminé ta fiche, et aussi de me harceler dans la section question ou par mp si tu as des questions.

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Jeu 20 Juin - 14:15

Merciiiiiiii.
Promis, je te le dirai.
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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Sam 22 Juin - 14:12

Fiche terminée.
J'espère qu'elle conviendra !
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Meagan Huff

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Dim 23 Juin - 8:28

Et hop ! Rien à redire, sauf de souligner plusieurs fautes d'accord ou de conjugaison. Une bonne relecture devrait en venir à bout quand tu posteras tes sujets RP. Smile

Sur ce, tu es validée. Je te mets ton groupe et je t'invite à aller faire ta fiche de liens, recenser ton avatar et te lancer dans le jeu.

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Dim 23 Juin - 9:05


C'est que ça m'arrive plus souvent de faire des fautes d'accord et de conjugaisons sur mes fiches de présentations que dans mes rp ! Je me suis relue. Quelle honte quand même quand on a quelques années de rp derrière nous oh. Merci beaucoup de m'avoir ajoutée :*
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Meagan Huff

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Dim 23 Juin - 22:15

Ah mais il y a pas de honte. Moi, mon quota de fautes varie selon l'heure à laquelle j'écris. x)

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Lun 24 Juin - 20:22


    Bienvenue Parmi Nous :3 ( Un peu en retard, je suis désolée.. XD )
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Indiana D. Malone

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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   Mar 25 Juin - 3:57

Mais non, c'est gentil, merci !
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MessageSujet: Re: Indiana Dawson Malone.   

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