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 Life's a bitch and you know it [pv Campbell]

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Meagan Huff

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Date d'inscription : 30/10/2011

MessageSujet: Life's a bitch and you know it [pv Campbell]   Lun 17 Juin - 12:51


Meagan essuya d’un  geste la sueur qui lui couvrait le front et lui coulait dans les yeux et posa ensuite la main sur sa cuisse, au-dessus du genou. Elle avala plusieurs goulées d’air avant de se remettre en marche. Elle avançait lentement, ramenant souvent sa main sur sa cuisse. Si elle baissait les yeux, elle pouvait voir sa jambe gauche couverte de sang. Ses mains aussi en étaient couvertes, ainsi que ses vêtements. Son débardeur avait déjà été gris, et son short, lui, faisait pitié. Jurant entre ses dents, elle s’arrêta à nouveau pour prendre appui sur un mur.

Un peu plus tôt, elle marchait au bras d’un homme pour l’accompagner à son hôtel. Ils avaient emprunté une ruelle pour aller plus rapidement, et là avait surgi de derrière les poubelles un petit con armé d’un flingue. Il voulait leur argent, rien de plus. L’argent du client de Meagan, parce qu’elle-même n’en avait pas. Mais le client, un trouillard, avait paniqué et pris la fuite, laissant Meagan, très en colère, seule devant ce petit criminel du dimanche. Un gosse, quinze ans maximum, à vue de nez. Et nerveux avec ça. Probablement son premier vol. Ses mains tremblaient autour de l’arme. Meagan avait profité de la peur visible de l’agresseur pour s’approcher d’un pas rapide et lui coller une droite au visage. Surpris, le gamin s’était laissé rouer de coups pendant un moment avant de réagir et de les rendre. Il ne semblait plus vraiment au courant qu’il avait un flingue dans la main, et Meagan semblait également l’avoir oublié, concentrée qu’elle était à frapper le visage et la poitrine du garçon avec ses poings fermés. Ce con lui avait fait perdre l’argent d’une nuit : avait-il la moindre idée de ce que ça représentait pour elle ? Le gamin, se débattant, l’atteignit à la tête avec la crosse de son fusil, et en profita pour la repousser, s’éloignant maladroitement. Il profita de ce que la jeune femme lui faisait dos et se relevait pour lui tirer dessus. Il visait sans doute la tête, ou le dos. Mais tout ce qu’il atteignit fut l’arrière de la cuisse, quelques pouces au-dessus du genou. Paniqué, il avait laissé tomber son flingue et s’était enfui en courant. « C’est ça, retourne chez ta mère, connard ! » lui avait-elle gueulé entre deux jurons particulièrement virulents.
C’était le flingue du gosse qu’elle tenait en ce moment à la main. Elle n’amenait pas le sien avec elle lorsqu’elle allait à la pêche à l’homme. Un peu trop intimidant comme méthode. Elle avait jugé plus prudent de l’amener. Elle se trouvait à la limite du centre-ville et du quartier un peu plus bourgeois. Elle n’avait pas vraiment de contacts ici, à part quelques clients friqués. Mais elle avait plusieurs ennemis, et ce partout, qui seraient plus que contents de la voir dans cet état. Elle prit sur elle de se remettre en mouvement. Elle avait plusieurs options. Rentrer chez elle, mais c’était à l’autre bout de la vie. Du coup, pas bon dans son état. Entrer dans une maison était risqué, mais rester ici également. Si elle ne faisait rien, elle se viderait de son sang, quelqu’un la trouverait, et elle préférait ne pas imaginer le reste. Elle se donna un objectif. Elle marcherait le long de cinq maisons. Si aucune des cinq n’était vide, elle entrait au maximum dans la cinquième. Cinq  maisons c’était quoi … une petite centaine de mètres. Elle pouvait le faire. Elle s’aida du mur pour se redresser et commença sa marche en essayant de tenir ses grognements à un volume raisonnable.
La première maison était toute illuminée. La seconde avait plusieurs voitures dans l’entrée. De la troisième provenait des bruits de discussion animée. La quatrième n’avait pas de voiture dans l’allée, pas de lumière à l’intérieur. Mieux : la boîte aux lettres était pleine : les propriétaires étaient sans doute en voyage. Elle regarda autour d’elle et remonta l’allée en gravillons. Le sol inégal la fit jurer de nouveau. Sur le porche, elle regarda encore une fois autour d’elle avait de briser un carreau avec la crosse du revolver. Passant sa main à l’intérieur, elle déverrouilla la porte et se glissa à l’intérieur, ou elle s’appuya contre le mur en respirant bruyamment.
C’est à ce moment que la lumière s’ouvrit en haut de l’escalier. Le changement brusque de luminosité la força à fermer les yeux un moment. Sa respiration s’arrêta, puis reprit mais à un volume très bas, bien que saccadée. Sans faire de bruit, les deux mains sur l’arme, elle la pointa vers l’escalier, attendant de voir ce qui en descendrait.

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Campbell J. Harris

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MessageSujet: Re: Life's a bitch and you know it [pv Campbell]   Dim 30 Juin - 18:40



« Life's a bitch and you know it. »
MUSIC THEME Δ Put the Gun Down - ZZ Ward

I
l y a quelques jours de cela, je venais de trouver une nouvelle maison... Contrairement à ce que l'on pourrait penser, je n'avais en rien déménagé, bien au contraire, jamais je n'aurais osé abandonner mon ancienne maison pour rien au monde, mais j'y étais contraint. Si j'essayais de retourner chez moi, les autorités m'attendraient sûrement au tournant. Et je ne voulais pas revenir en prison. Jamais. Je sais que je devrais payer pour ce que j'avais fais, mais j'avais bien trop peur de revoir des captifs qui m'avaient pourri la vie lors de mon séjour en cellule. Pire encore, j'avais obtenu un don qui m'empêchait d'y retourner. Ayant un non contrôle de mon pouvoir, j'absorbais l'énergie de la nature environnante sans jamais m'arrêter... Si je me retrouvais entre quatre murs bétonnés ne serait-ce qu'une journée, j'imagine même pas ce qu'il pourrait m'arriver... Peut être mourir ? Sans aucun doute. Et puis, je suis très certain que malgré mes supplications, personne ne viendrait m'aider et m'envoyer faire un petit tour à l'extérieur. C'est certain, si je retourne en prison, je suis un homme mort. Mais comment fuir alors que votre visage est affiché n'importe où ? ... Au départ, j'avais pris la décision de dormir en forêt, ou ne serait-ce simplement dans un endroit riche en végétation, puis je me suis dis que je devais tout de même absolument trouver une planque, un endroit où je pourrais me cacher pendant un certain temps, et non dormir à l'extérieur, alors que n'importe qui pouvait me trouver. Et bien sûr, lorsque je vis qu'il n'y avait personne dans une des maisons du centre-ville de Kingsville, j'ai sauté direct sur l'occasion, même si je n'en étais pas très fier. Mais il fallait se dire qu'au moins, ça me permettrais de ne point commettre d'autre crimes tel que voler dans un magasin afin que je puisse me nourrir. En effet, vu que les propriétaires de la demeure étaient partis en vacances, je pus me ressourcer sans me soucier de quoique ce soit... Qui plus est, ils avaient un magnifique jardin ! Rien de tel pour puiser un peu d'énergie !

Cela faisait à présent sans doute une semaine que je vivais paisiblement ici, redoutant rien à part le retour de la famille. J'existais en ces lieux et me servais sans gêne comme si c'était chez moi. Je dormais dans le lit à deux places, me lavais dans leur salle de bain et mangeais le peu de nourritures, même si par moment, c'était périmé d'environs de trois jours. Après tout, pouvais-je me plaindre alors que j'étais libre ? Sûrement pas... Une nouvelle journée venait de se terminer et, après avoir posé de nombreuses plantes un peu partout dans la chambre pour être sûr d'avoir assez d'énergie pendant la nuit, je me suis endormis. Je ne me savais pas, par contre, que mon sommeil n'allait pas durer longtemps. En effet, un bruit de verre se brisant se fit entendre, ce qui me tira de mes rêveries, bien que je restais un instant sans bouger. J'étais pris par la panique. Quelqu'un viendrait-il pour cambrioler la maison ? C'était fort possible sachant que tout le monde pouvait deviner que la famille vivant ici étaient partis en vacances. Une personne mal intentionnée aurait pu profiter de ce fait pour dérober leur bien, ne devinant point qu'un autre homme était venu, lui, pour rester ici quelques temps. Je ne savais pas quoi faire entre rester ici ou bien descendre pour aller voir, et comme j'étais inquiet que l'inconnu ne vienne jusqu'à moi, je pris alors mon courage à deux mains, avant de saisir un vase, puis de déverser son contenu sur le sol et de rejoindre les escaliers, petit pas par petit pas. J'étais décidé à assommer l'individu avant qu'il ne me découvre. Mais je fus pris de cours alors que je vis une jeune femme qui pointait son arme dans ma direction... Instinctivement, je lâchais le vase qui se fracassa en mille morceaux lorsqu'il atteignit le sol, puis je plaçais mes mains le plus haut possible... «
- Pi.. Pitié !! Ne tirez pas !! Je n'appellerais pas la police !! Prenez ce que vous voulez... ». De toute façon, ce n'était pas à moi, alors qu'elle soit venu pour voler ne me dérangeais pas. Je restais là sans bouger, attendant une réaction de sa part... Qu'elle décide de fuir ou de dérober sous mes yeux ne me gênait aucunement. Ce que je craignais surtout ? Qu'elle me reconnaisse en tant que fugitif en fuite..


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Meagan Huff

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MessageSujet: Re: Life's a bitch and you know it [pv Campbell]   Mar 16 Juil - 9:29

Elle aurait vraiment pu se passer de ce genre de retournement. Les complications, elle le savait, venaient de pair avec son mode de vie : elle n’y changerait jamais rien, ça c’était clair. Quand même, pour une fois, elle aurait bien aimé que tout se passe comme prévu. Si cette maison avait été vide, il n’y aurait eu aucun problème. Non. Si elle et son client n’avaient pas emprunté cette damnée ruelle, tout ce serait déroulé dans l’ordre. Sa jambe ne pisserait pas le sang et en plus elle aurait du fric plein les poches. Elle ne demandait pas la lune, quand même… Et cet échevelé était là en haut de l’Escalier, à la regarder avec de grands yeux affolés. Elle n’avait probablement rien à craindre de lui, sauf s’il prévenait la police. Et encore … les animaux effrayés étaient souvent les plus dangereux, les plus imprévisibles. Elle prit la décision de ne pas baisser son arme. Pointant toujours le canon vers le jeune homme, elle fit quelques pas sur la droite, plaquée au mur.

« Descends. Lentement. Et si je te voir tenter quelque chose, je te fais la peau, c’est clair ? »

C’était la première fois qu’elle parlait pour prononcer autre chose qu’un juron depuis qu’on lui avait tiré dessus. Elle était parvenue à ce que sa voix ne tremble pas. Ou pas trop. Elle n’en était pas sûre. Alors que l’homme descendait, elle se décida à se détacher du mur. Elle chancela un peu sur ses jambes mais se ressaisit. La lumière en haut de l’escalier la dérangeait. Elle voulait à tout prix sortir du vestibule. Qu’est-ce que je fais avec ce couillon ? pensa-t-elle en marchant derrière lui, le dirigeant avec son arme vers la cuisine. Le seul moyen d’être sûre qu’il n’appellerait pas les flics, c’était de l’attacher quelque part. Mieux, de le tuer. Ce ne serait pas la première fois qu’elle aurait à se débarrasser de quelqu’un de gênant. Rien de nouveau sous le soleil. Lorsqu’ils furent tous les deux dans la cuisine, dans une noirceur suffisante pour que la jeune femme n’ait plus mal à la tête, elle s’arrêta pour poser une main sur sa cuisse.

« Tu t’assois, et tu te tiens tranquille. »

Après s’être assurée qu’il n’y avait rien sur la table que le type pouvait utiliser contre elle, elle lui tourna le dos et entreprit d’ouvrir les armoires une à une. Elle trouva ce qu’elle cherchait. Un grand verre, qu’elle remplit d’eau au robinet. Elle l’avala d’un trait, essuya du revers du bras la sueur qui lui coulait dans les yeux, et le remplit à nouveau. L’arme toujours au poing, elle boitilla jusqu’à une chaise, qu’elle poussa du pied pour s’y asseoir, du bout des fesses. Surveillant l’inconnu du regard, elle posa l’arme devant elle sur la table. Tout près d’elle, très loin de lui. Si elle le voyait ou l’entendait bouger, elle aurait la main dessus plus rapidement. Elle se tortilla un moment, afin de pouvoir apercevoir la plaie à l’arrière de sa cuisse. Elle ne voyait pas la balle, mais elle la sentait dans sa chair. Elle avait déjà retiré une balle d’une plaie avec ses ongles, qu’elle gardait très long, mais cette fois, l’angle n’était pas bon. Pas bon du tout. Elle n’y aurait pas accès. Elle prit quelques gorgées d’eau, versa le reste sur sa cuisse. La fraicheur lui causa un soulagement minime. Elle ferma les yeux, fit glisser le verre en direction de l’habitant de la maison et lui ordonna d’aller le remplir. Elle tapota la table du bout des ongles en regardant autour d’elle. Une cuisine tout à fait banale, avec un surplus de décoration typique aux bourges. Pourtant l’homme devant elle n’avait pas l’air qui allait avec ces décorations. C’est sûrement sa bonne-femme qui a fait la déco, pensa-t-elle. C’est toujours la bonne-femme.

« Je vais avoir besoin de petites pinces, ou un couteau pointu, des linges, des pansements, de l’alcool, et beaucoup d’eau. Tu crois que tu peux aller me chercher tout ça, mon mignon ? Et la menace de tout à l’heure tient toujours, je te le rappelle. Alors tu tentes quelque chose, t’es mort. »

Elle avait posé la main sur la crosse de son arme avec nonchalance, pour montrer qu’elle ne plaisantait pas. Mais avec la noirceur de la cuisine, elle n’était même pas certaine qu’il ait pu voir ce geste de menace.

« Et mets de l’eau à bouillir. »

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